• Aristote, Platon... Qui sont les premiers penseurs de l'économie?

    Histoire et évolution de la pensée économique  LES PREMIERS PENSEURS DE L’ÉCONOMIE 

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    1  Antiquité 

     

    A – La conception communautaire de Platon 

     

    Platon (-428 ; -347) a écrit 2 ouvrages : « La République » et "Les lois"
     

     

     

     

    Il va défendre ses idées sur :

    Ø  La division du travail

    Ø  Les classes sociales qui compartimentent la société

    Ø  Un modèle basé sur l’égalité : une « cité idéale » gérée par l’État

     

     

     

    B – Aristote : un libéral précurseur ? 

    Aristote (- 384 ; -322) est un fervent opposant des thèses de Platon

    Ø  L’Éthique qui est selon lui la science de l’activité individuelle

    Ø  L’Économique qui est pour lui la science de l’activité en famille

    Ø  La Politique est la science de la vie de la cité

     


     

    Aristote pense que l’État n’est pas le plus important mais la propriété privée.

    Il met en avant 2 notions

    Ø  La Justice commutative : Égalité arithmétique, elle cherche à donner à chacun le sien et la même part.

    o    Elle fonctionne par comparaison des choses

    Ø  La Justice distributive : elle se bas sur une répartition géométrique. Il ne s’agit plus d’Égalité pure mais d’équité.

    o    Elle donne à chacun quelque chose en fonction de ses efforts, de son travail (on compare les personnes entre elles).

    Il met en avant la notion de chrémastique est définie par Aristote comme la production (ou l’activité) qui entraine un échange monétaire. Cette chrématistique est un sous élément de la notion économique, qui signifie que la production de richesses se fait dans le cadre de la famille.

    L’échange chrématistique comprend la richesse (accumulation de finance ou d’argent). Dans ce cas, l’argent est une fin. Ici, l’argent me permet d’acquérir une marchandise, que je vais revendre afin d’avoir plus d’argent. C’est le bien qui devient un intermédiaire pour obtenir un profit financier (spéculation) de ce processus (Argent  + d’argent).

    Celle ci se dispose en 2 parties :

    Ø  Celle qui est nécessaire pour satisfaire des besoins

    Ø  Celle qui est condamnable et qui consiste à faire du commerce pur pour en retirer profit

    Il condamne également la notion de « travail salarié » mais aussi la notion de

    « prêt avec intérêt ». Il estime que l’enrichissement s’oppose à la Sagesse (Phronésis). Le commerce ne sert à faire vivre que la famille.

     

    2  Moyen Âge 

    Saint Thomas d’AQUIN (1228 – 1274) 

    Il est un des premiers à faire la synthèse entre la notion économique et religieuse.

    On a une vision de la société totalement centrée par Dieu (volonté divine).

    L’économie n’est envisagée que sous l’angle de la morale religieuse. On considère que le terme économique n’est fait que pour résoudre des problèmes théologiques et moraux.

    On retrouve un pré notion de classes sociales :

    Ø  Ceux qui prient (clergé)

    Ø  Ceux qui font la guerre (noblesse)

    Ø  Ceux qui travaillent (tiers-état)

    Saint Thomas d’AQUIN estime que le taux d’intérêt doit être prohibé car il n’est pas lié au travail.

     


     

    I – Les doctrines préclassiques : « les précurseurs » 

    A – Le mercantilisme 

    1   – Premiers pas vers la pensée économique 

    A l’époque de la Renaissance (XVIème siècle), on a une transformation très importante de la société avec l’ascension du capitalisme commercial. On considère que c’est un nouveau modèle économique qui va amener de nouvelles façons de raisonner et qui s’oppose complètement aux idées d’Aristote.

    La création de richesses doit se faire pour la Nation et dans la Nation. On a aussi l’émergence du protestantisme, pour qui « travail » et « épargne » ne sont pas opposés à la notion de travail spirituel.

    La construction des États-Nations transforme le regard sur l’économie basé sur une perspective théologique et morale, pour l’ancrer dans l’histoire de son temps. C’est la montée de l’idée de « l’État » qui va donner naissance à une certaine forme de rationalisme économique.

    Ce sont les premières étapes vers une économie politique « classique ».

     

    2   – Idées dominantes du mercantilisme 

    Comment contribuer à la puissance d’un royaume ? 

    Il existe 2 moyens principaux :

    Ø  Mettre en place les conditions pour enrichir le prince avec un « maximum d’or »

    Ø  Mettre en place le protectionnisme

    C’est l’apparition de la notion « d’économie politique ». C’est le fait d’analyser l’économie de façon globale (macroéconomique) et plus seulement dans le cadre familial.

    Ce courant fut importants et quelques auteurs comme Jean Bodin, Antoine de Montchrestien (en France), William Petty et John Locke pour l’Angleterre.

    Le mercantilisme repose sur le principe de « Chrysohédonisme » qui considère que la puissance d’un État repose sur la quantité d’or et d’argent, ce qui permet d’assurer sa prospérité.

    Ø  La notion d’activité commerciale se généralise (avec les exportations)

    Ø  Ils considèrent que l’interdiction de la sortie de denrées alimentaires du pays est souhaitable.

    Ø  Ils considèrent que l’État doit intervenir pour fixer les règles mais également pour stimuler l’activité économique.

    Il existe différents noms du mercantilisme :

    Ø  Industrialisme français : Richesse provient du travail des sujets du monarque. L’objectif est de développer les industries afin d’exporter et que la France s’enrichit. Colbert va créer la « Manufacture des Gobelins ». C’est le premier qui a instauré des droits de douane (instauration de taxes) sur les produits étrangers.

    Ø  Caméralisme allemand : qui met l’accent sur l’intervention du Prince dans la vie économique. Tradition qui se retrouvera dans l’école historique allemande.

    Ø  Bullionisme espagnol : Piller les colonies pour importer et l’argent. A l’époque, ce ne fut pas un succès car l’accumulation de métaux précieux a conduit à une hausse des prix (inflation).

     


     

    Ø  Mercantilisme anglais : Importance du commerce extérieur et des échanges maritimes. Stimulation de la puissance commerciale et maritime anglaise. Des pactes commerciaux ont été passés avec l’Angleterre et les colonies mais contraignent les colonies à produire le strict nécessaire pour l’Angleterre.

    Il y eu d’autres termes importants du mercantilisme :

    Ø  La loi de GRESHAM : « La mauvaise monnaie chasse la bonne »

    o    Avant goût de la « théorie quantitative de la monnaie »

    Ø  John LAW et la « Banque générale » de 1716

     

    B – La physiocratie 

     

     

    1   - Présentation

     

    2   éléments sont la base de cette doctrine (18ème siècle) avec le début d’une

     


     

    véritable réflexion économique avec la révolution industrielle en Angleterre et on commence à avoir une internationalisation des échanges :

    Ø  L’ordre naturel est dicté par des lois de la nature… L’État ne doit pas intervenir. L’objectif pour les physiocrates est de comprendre cet ordre naturel. Il est issu de la volonté divine et celui-ci est supérieur à la décision humaine.

    Ø  Les gouvernants ne doivent pas interférer avec ces lois car le mécanisme naturel en serait modifié.

    Après la mort de François QUESNAY (médecin du roi Louis XV, chef des physiocrates), ce courant décline très rapidement. C’est le premier à représenter le fonctionnement de l’agent économique sous la forme d’un circuit reposant sur 3 principes : la production, les dépenses et les revenus.

     

    2 – Contexte historique particulier 

    Toutefois, le contexte historique est particulier : c’est le début du déclin du secteur agricole et les multiples réglementations de l’État (idées mercantilismes).

    La valeur des productions est mesurée à partir de la quantité de travail nécessaire pour les produire.

    Même si cette pensée fut assez courte, c’est le premier à l’avoir analyser sous forme de tableau économiques et de classes sociales (avec une classification des agents économiques) :

    Ø  La classe productive (agriculteurs)

    Ø  La classe « stérile » (tous les citoyens non agriculteurs  

     

    commerçants ou artisans)

     

    Ø  La classe des propriétaires qui détiennent les droits de propriétés que la classe productive exploite.

     

    Il n’y a pas de hiérarchie physiocrate. Les 3 ont leurs places et ont un rôle bien précis.

    « La naissance du libéralisme (Smith) et sa critique (Marx)Comment définir l'économie? Quel est son rôle, ses méthodes? »