• Histoire de la monnaie

    Histoire de  la diffusion de la monnaie.

     

     

    La monnaie est apparue en Lydie au VIIe siècle et à Athènes au VIe. La monnaie athénienne est en argent, extrait des mines du Laurion qui fournissent en abondance un excellent métal que l'on frappe à l'effigie de la chouette. Cependant la guerre du Péloponèse et l'intensification des échanges va bouleverser la cité athénienne en la faisant passer d'une économie agraire à une économie marchande. Avant, la richesse était foncière ; elle est devenue commerciale.

     

    § 1 : Les grandes étapes historiques de la diffusion de la monnaie. 

    D’emblée se pose la question des origines de la monnaie. Impossible de déterminer une date ou une époque. Les économistes ont de tout temps étaient hypnotisés par ce sujet. Au 19° il y a eu une thèse avancée par un économiste allemand Bruno Hildebrand, qui a avancée une thèse qui a longtemps marqué les esprits et selon sa thèse la monnaie se serait perfectionnée en se dématérialisant de façon progressive. Au départ pour lui l’économie était en nature et la monnaie serait apparue sous forme de marchandise particulière. Donc dans un premier temps elle aurait été substance, puis on serait passé au métal précieux, puis elle c’est dématérialisée sous forme de papier et les opérations de crédits devenaient de plus en plus répandues. Avec cette dématérialisation on serait passé d’une économie monétaire à une économie de crédit. Donc cette thèse laissait et laisse entendre que la monnaie aurait historiquement précédé le crédit. Or il se trouve que cette thèse est très controversée, en particulier comme l’on relevait mainte études anthropologique. Quelques 30 siècles avant JC, on trouve des traces évidentes de crédit et d’opérations de crédit dans cette économie. Les gens avaient une forme de référence qui était le grain d’orge que l’on appelé karu. Il y avait en place un système dans lequel les gens se faisaient des crédits entre eux et donc les gens parvenaient à payer leur dette en karu avec leur créance en karu et on avait au fond un système qu’on a dénommé de plusieurs manières, système de compensation de dette et de créance ou le système des tablettes de kaldé ou des tablettes de comptabilité. On va retrouver ce système aussi dans l’Egypte ancienne, c’est le même système de dette et de créance la seule chose qui diffère c’est l’unité de compte complètement imaginaire que l’on appelé le chât. Et la nous avons deux preuves historiques que le crédit était pratiqué dans des périodes relativement ancienne.

    Ce pose une autre question, qui est celle de la méthode historique en économie et sur ce point aussi la thèse a été contesté. La vraie question est de savoir si l’économie est science par rapport à l’histoire ?

    La monnaie en tant que substance on en trouve des traces ancienne avant JC et elle va souvent se matérialisée par du bétail, cependant les bêtes servaient de référence mais le fait est que pour procédé aux échanges c’était peu pratique. Par la suite on est donc passé à des substances divisibles, comme des coquillages, du sel etc. …  on retrouve la tête de bétail chez les romains. C’est de manière progressive qu’on en est venu aux métaux précieux, or et argent en particulier. Par nature, ils sont rares et cette rareté naturelle contribue à leur donner de la valeur, ensuite parce qu’ils sont inaltérables et autres qualité, on peut diviser ces métaux sans qu’ils ne perdent de leur valeur. Cette qualité de divisibilité est important cela explique pourquoi le diamant n’a jamais était utilisé comme monnaie car quand on divise ce dernier il perd de la valeur. Plusieurs phases se sont succéder, dans une première phase on a utilisé ces métaux sous forme de lingot, c’est l’époque de la monnaie pesée. Dans la Rome antique il y avait des fonctionnaires, Libripens qui vérifiaient le poids des lingots. On c’est aperçu assez vite que cela ne suffisait pas. Il a fallu assurer la qualité du métal par la suite et donc sur le lingot il a fallu certifier le poids et le titre du métal précieux, c’était l’époque de la monnaie estampée. On se doute que payer avec des ligots peut être pratique pour les gros paiements mais pas pour les petits. C’est alors une troisième phase qui s’ouvre vers 690 avant JC, cela se passe en Lydie, épisode par lequel le roi de Lydie qui s’appelait Gigès décide de frapper des pièces rondes et uniformes, faites d’un alliage naturel d’or et d’argent qui s’appelle l’électrum et pour en assurer officiellement la valeur non seulement il s’arroge le droit exclusif de battre ces pièces mais aussi de les frapper de son sceaux, c’est la phase de l’époque de la monnaie frappée du sceaux du roi. Et on va par la suite retrouver ce principe appliquer un peu partout, chez les romains et autres. Beaucoup d’ouvrages, ont été amenés à considérer que c’était là l’origine de la monnaie. En réalité il faut se garder de porter une conclusion hâtive sur cet épisode parce que certainement Gigès a innové dans l’instrument monétaire. Mais est ce que sa veut dire que Gigès a inventé la monnaie car il a procédé à la fabrication de cette nouvelle pièce mais auparavant l’or et l’argent étaient déjà utilisé. Et des innovations il y en aura d’autres. Cela dit, un certains nombres d’économistes se sont intéressé a cet épisode mais d’après les études faites, il a été observé qu’en faite cette pièce avait une sur-value de 30% comparativement à la valeur des deux métaux dont elle était composée. La valeur de l’électrum était supérieure de 30% par rapport aux métaux qui la composaient. Dans les 30% il y avait le cou de la frappe et le seigneuriage c'est-à-dire le droit du seigneur de battre monnaie. C'est-à-dire que Gigès c’est accordé le monopole de la frappe de monnaie en faisant subir les châtiments les plus sévère à ce qui venaient le concurrencer. Et en économie le seigneuriage s’appelle la rente de monopole. Et ce phénomène que l’on voit apparaitre 7 siècle avant JC et aujourd’hui encore présent.

    Puis ultérieurement on ira plus loin car il y aura bien d’autres évaluations. Fin 15° et au 16° on va commencer à faire circuler des droits sur ces pièces des sortes de certificat qui sont des titres de propriété sur ces pièces qui vont devenir les billets de banque. Plus tard on va substituer à la monnaie de papier la monnaie de jeu d’écriture, la monnaie par laquelle des paiements peuvent s’effectuer entre deux individus quelconques par un simple jeu d’écriture. De fait on atteint une phase ou la monnaie devient complètement immatérielle. On considère que depuis 21° nous serions rentrés dans l’époque de la monnaie électronique.

    Ainsi il est faux de dire que la monnaie à précédé le crédit. Et de fait il est très difficile de faire apparaitre une date précise de naissance ou d’émergence de la monnaie, les origines sont indéterminées.

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    § 2 : Les enseignements des états historiques. 

    Première enseignement, la monnaie répond à des besoins spécifiques. Elle a connu des formes très variées qui sont en quelque sorte des habillages différents mais quelque soit ces formes, la monnaie répond essentiellement à deux besoins tout a faits évidents. Le premier besoin, c’est le besoin de compter, c'est-à-dire le besoin de dresser une comptabilité mais aussi le besoin de faire des calculs économiques. En ce sens on dit que la monnaie sert d’unité de compte. Le second besoin, c’est le besoin d’échanger des biens et services, et de fait dès que l’on se sert de monnaie on échappe à l’échange par troc, la monnaie devient un moyen de paiement qui a une double qualité. Un moyen de paiement immédiat et en ce sens précisément on peut dire que la monnaie brise le troc dans l’espace. C’est un moyen de paiement généralement voire unanimement accepté. L’immédiateté de l’utilisation de la monnaie a pour corollaire son acceptation généralisé c’est pour ça qu’on dit que la monnaie est un intermédiaire d’échange.

    Un moyen de paiement différé, la monnaie brise aussi le troc dans le temps. On peut aujourd’hui vendre un bien contre de la monnaie et garder cette monnaie aussi longtemps qu’on le désire et s’en servir plus tard pour acheter d’autre biens. Mais on s’aperçoit que lorsqu’on aborde ainsi le temps la monnaie a deux fonctions dans le temps. Elle a une fonction rétrospective, si je la garde un certain temps forcément dans mon esprit j’essais de garder de la valeur. La monnaie a une fonction de réserve de valeur. Néanmoins elle a aussi une deuxième fonction dans le temps, une fonction prospective, de fait elle permet de faciliter les anticipations des valeurs futures, comme disait Rist, « la monnaie est un pont entre le présent et le futur ». Cette monnaie que j’ai-je peux la prêter à un entrepreneur par exemple qui propose d’investir dans une activité spécifique et prometteuse. Le prêt en monnaie facilita l’action entrepreneuriale. La monnaie facilite l’élaboration et la mise en œuvre de projets rentables.

     

    Le second enseignement, c’est que la monnaie est une institution sociale. C’est là un point très important que l’on ait tendance à oublier. Dans une économie dite décentralisée, par définition les individus sont libre de leur décisions. Les individus vont vouloir réaliser ces décisions. Généralement pour réaliser ces décisions, ils ce portent sur les marchés et le seul procédé qui leur permettent de réaliser librement et efficacement leur décisions c’est la monnaie et cela avait était très bien vu par un écrivain russe très célèbre, Dostoïevski, qui a écrit des pièces de théâtre très connu et des romans. Il a une phrase très courte mais très forte « la monnaie c’est de la liberté frappée ». Pour voir la dimension sociale de la monnaie il faut partie des économies primitives. Ce qui est certains c’est que les économies primitives ne connaissent pas de monnaie. Pour autant ce ne sont pas des économies de troc. Quand l’économiste pour les besoins de son analyse prend en référence l’économie de troc il faut bien voir qu’il s’agit d’une économie complètement imaginaire, c’est une économie qui ne tient pas compte du nombre d’individu et c’est une économie ou tous les échanges se font bien contre bien. Or quand on regarde les économies primitives, le nombre d’individus est généralement réduit et déterminé et ici dans la société primitive les gens ce connaissent entre eux. Et chacun fait des gestes identifiables pour montrer qu’ils font partis de la société, donc les gens se font confiance entre eux. Et donc d’une certaine façon bien sur il peut y avoir échange de bien contre bien mais parce qu’ils se font confiance le crédit est dans cette société gratuit. Il y a une forme d’altruisme inhérente. Donc ces économies primitives ne sont pas des économies monétaires ni de troc car il y a un la confiance mutuelle.

     

                Il faut parler de ce que les économistes appellent  le « problème économique fondamental » qui tourne autour de  3 questions (dans l’ordre)

    -       Que produire (priorité aux besoins)

    -       Comment produire ?

    -       Pour qui produire ?

               

    Ces 3 questions doivent appelés des réponses cohérentes entre elles sinon le système mis en place aura des disfonctionnements. Il faudra donc des réponses logiques (de façon isolée et dans leur ensemble).

    Ilse pose un problème : comment résoudre ce système des 3 questions de façon cohérente. Il n’y a  eu jusqu’ici que deux catégories de réponses :

    Ø  Donnée par l’économie centralisée ou économie dirigée du centre : il y a un et un seul centre de décision (pas forcément un seul individu) qui est désigné par la société élargie d’une manière ou d’une autre et ce centre est censé collecter et traiter toute l’information disponible dans la société, et c’est lui qui répondra aux 3 questions de manière logique. En pratique il y a eu bien des applications modernes (URSS) mais aussi ancienne (incas par exemple c’est la classe des prêtres qui répondait aux 3 questions). Les économies de planification impérative ne st pas des économies monétaires, il n’y a pas de vrai monnaie. On parlait de « monnaie jeton ». Mais c’est quand même un système cohérent (on sait que produire pour qui et en quelle quantité) même si ici la monnaie n’a aucun rôle à jouer. Lénine «  il n’y a qu’un seul moyen de détruire l’économie capitaliste c’est de détruire sa monnaie »

    Ø  Economie décentralisée : ici, il y a des millions et des millions de centres de décision et d’entrepreneurs. Ils vont systématiquement faire des choix contradictoires et il y aura alors une confrontation de ce que chacun fait. Où? Sur les marchés. Le marché est à l’économie décentralisée ce que l’urne est à l’économie centralisée. Pour que le marché fonctionne bien il faut que la monnaie soit saine et qu’elle joue pleinement son rôle.

     

    G. Menger avait fait l’analogie entre la monnaie et la langue. Cette analogie est parlante et forte.

    On ne peut pas créer une nouvelle monnaie du jour au lendemain. Mais l’euro ? Pas tt à fait une nouvelle monnaie ! Il a été crée comme émanation de monnaies qui existaient déjà. De même l’ancien français n’set pas le même que celui d’aujourd'hui. Dans toutes les réformes monétaires ne se font jamais sans raccordement au passé. Exemple : USA on va utiliser les cartes mais on continue d’utiliser les billets verts mais on connait de nouveaux instruments mais on a tjrs des éléments de raccordement avec le passé ce qui traduit la dimension institutionnelle de la monnaie.

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