• La naissance du libéralisme (Smith) et sa critique (Marx)

    Les économistes classiques : du libéralisme de Smith au Marxisme 

      Les principes de base de la pensée classique : nous sommes au 18ème siècle.

     

    Ø  L’État doit peu intervenir (voire pas du tout)

     

    Ø  Une économie efficace est concurrentielle

     

    Ø  La propriété privée constitue un fondement indispensable

     

    Ø  Le salaire des ouvriers conditionnent la démographie

    La naissance du libéralisme (Smith) et sa critique (Marx)

     

     

     

    A – Le père fondateur : Adam SMITH 

     

    1   - Présentation 

    Adam Smith (1723 – 1790) publie en 1776 « Recherches sur la nature et les

    causes de la richesse des Nations ». On le considère comme l’ouvrage fondamental de l’économie contemporaine.

     

    2   – Distinction entre valeur d’échange et d’usage 

    On a plusieurs contributions majeures :

    Ø  La métaphore de la main invisible : il considère que les Hommes sont guidés par une seule chose : la recherche de leur intérêt personnel. Cette recherche va être guidé par une main invisible (volonté divine). Il considère que le marché s’autorégule.

    Ø  Il va distinguer les notions de valeur d’usage et d’échange : le travail est le fondement et l’essence des richesses. C’est la seule mesure réelle qui puisse servir à comparer la valeur des marchandises.

    o    La valeur d’échange sera déterminée en fonction de la quantité de travail nécessaire pour produire ce bien. C’est la seule qui est importante pour lui. Théorie de la valeur travail

    o    La valeur d’usage n’est calculée que par rapport à l’utilité des produits.

     

    3   – Division du travail et spécialisation des tâches 

    La division du travail a été observée dans une manufacture d’épingles. On s’est rendu compte que dans cette manufacture, les ouvriers fabriquaient ces aiguilles en petite partie. La division était un moyen d’accroitre la productivité.

     

    4   – Commerce et avantages absolus 

    Selon Smith, lorsqu’un pays possède l’avantage absolu sur son voisin, il a intérêt à se spécialiser dans la production pour laquelle il rencontre cet avantage absolu. Cette théorie repose sur les coûts de production. S’ils sont inférieurs à ceux des autres pays, la spécialisation est recommandée. Pour s’enrichir, l’ensemble des biens qu’un pays produit moins cher doit être exporté et doit importer ceux dont le coût de production est moins élevé que ceux que je produit.

     

    5   – La place de l’État dans l’économie 

    L’État doit intervenir de façon très minimale car il a ses fonctions « régaliennes » : la police, la justice, la défense, la diplomatie. Dans les activités économiques, seul le marché peut intervenir. On parle d’État gendarme.

     


     

    B – Les libéraux « pessimistes » anglais 

    Contrairement aux physiocrates et Adam Smith, ils ne croient plus aux bienfaits de la Nature. Ils considèrent que la fin sera forcément pessimiste mais aussi que les lois naturelles sont moins pires que les décisions humaines.

     

    1   – Thomas Robert MALTHUS 

    Il publie en 1798 « Essai sur le principe de la population ». Il considère qu’il y a une tendance à la surpopulation et qu’il faut limiter par la sélection naturelle et sociale. La population augmente plus vite que les denrées alimentaires produites car celles ci augmentent de façon arithmétique alors que la population augmente de façon géométrique. La famine finira par écraser les Hommes. L’État ne doit pas intervenir pour aider les personnes n’ayant pas assez pour vivre. Ils doivent donc mourir ! (c’est ce qu’il dit). Le peuple est responsable de sa propre misère.

    L’insuffisance de la demande peut entrainer des crises de débouchés.

     

    2   – David RICARDO 

    « Les principes de l’économie politique et de l’impôt », David RICARDO en

    1817.

    L’économie tend vers un état stationnaire, c’est à dire qu’on ne pourra pas améliorer ce qui existe. Par conséquent, il va s’intéresser pour reculer l’échéance de cet état stationnaire.

     

    A - La théorie de la répartition est fondée sur la « valeur travail » 

    Pour lui, toute la production est issue d’un travail réalisé par l’Homme et la valeur d’échange doit être évaluée à partir de la quantité de travail nécessaire pour le produire.

     

    B - La théorie du salaire minimum de subsistance 

    Il considère que le salaire doit être fixé à un minimum pour que les salariés puissent survivre. C’est une loi naturellement appliquée puisque si les salaires augmentent, les ouvriers auront plus d’enfants, ce qui fera plus de travailleurs par la suite et plus de concurrence entre eux et des salaires réduits.

     

    C - La théorie de la rente et classement en 3 catégories sociales 

    La rente est le revenu supplémentaire procuré au propriétaire des terrains pour satisfaire une demande de plus en plus importante.

    Ø  Les travailleurs salariés qui vendent leur travail et reçoivent un salaire naturel de subsistance

    Ø  Les capitalistes reçoivent un profit (valeur marchandises produites – salaires versés)

    Ø  Les propriétaires fonciers reçoivent une rende ( rendement de la terre la plus fertile et la moins fertile)

     

    D - La théorie des avantages comparatifs 

    Chaque pays doit se spécialiser dans la production pour laquelle il dispose de la productivité la plus forte (ou la moins faible), comparativement à ses partenaires, ce qui accroitra sa richesse nationale. Cette production est celle pour laquelle il détient un avantage comparatif. Cette thèse est à la base du fonctionnement de l’OMC. Pour Ricardo, l’échange passe forcément par le commerce.

     


     

    C – Les libéraux « optimistes » français 

    1   – Jean-Baptiste SAY (1767-1832) 

    Il publie 2 essais : « Traité d’économie politique » en 1803 et en 1817

    « Catéchisme d’économie politique »

    C’est l’une des figures emblématiques de l’école française d’économie libérale.

     

    A – La lois des débouchés : L’offre créée sa propre demande 

    Ø  La monnaie n’est qu’un voile dans les échanges

    Ø  Pas de crise durable de surproduction possible

    C’est un fervent défenseur de l’industrie. Il considère que les machines permettent de créer des emplois sur le long terme. Le chef d’entreprise est le point central de l’activité économique. Il est au cœur de la production.

    Il est contre l’intervention de l’État, qui doit soutenir l’innovation et la recherche. Les impôts sont néfastes pour l’économie.

     

    2   – Frédéric BASTIAT (1801-1850) 

    C’est un anti-étatiste, fervent défenseur du libéralisme. Il tente même de faire abandonner à la France ses positions protectionnistes.

    « L’État ne peut sortir d’un cercle déterminé sans se transformer en instrument d’injustice sans bouleverser la division naturelle du travail ».

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    D – La réaction contre l’école classique : le socialisme de Karl MARX 

    Il publie en 1848 le « Manifeste du Parti communiste » et en 1867 « Le Capital » dont seul le livre I a été achevé par Marx.

    La théorie de la valeur travail (commun avec les classiques). La valeur d’échange différente de la valeur d’usage.

    Il estime que la classe ouvrière est exploitée par la bourgeoisie capitaliste.

    Le capitalisme contient en lui-même des contradictions avec une baisse tendancielle du taux de profit car les capitalistes ont voulant augmenter celui-ci augmente le nombre de machines utilisés va créer du chômage et baisse de la consommation et du profit. Les ouvriers sont plus pauvres (paupérisation) ce qui ne peut mener qu’à la révolution ouvrière et avec la fin du capitalisme.

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