• Le billet de banque inconvertible

    Le billet de banque inconvertible

    Nous sommes face aux systèmes actuels où depuis la décision de Nickson de 1971, aujourd’hui plus aucune monnaie n’est rattachée à l’or. Quand les billets étaient convertibles en or et quand une monnaie se dépréciée il y avait une sorte de limite inférieure à cette dépréciation.

     

    La confiance des utilisateurs de monnaie devient plus fragile et plus difficile à obtenir. D’une manière ou d’une autre il faut trouver cette limite inférieure.

     

    Comment se détermine le pouvoir libératoire du papier monnaie ?

     

     

     

    Section 1 : le pouvoir libératoire du papier monnaie.

     

    On va retrouver ici l’opposition entre les partisans de la concurrence et les partisans du monopole.

     

     

     

    § 1: le cas de la concurrence.

     

    Ici même à l’intérieur de la problématique de la concurrence bancaire et monétaire il n’y a pas homogénéité des propos. Certains disent que si vraiment il y avait eu concurrence monétaire à l’époque des billets convertibles, jamais l’inconvertibilité n’aurait vu le jour. L’inconvertibilité ne peut être due qu’à la coercition de l’état.

     

    D’autres considèrent que même si les faits historiques tendent à prouver que l’inconvertibilité à toujours était imposée de l’extérieur, rien ne permet de penser qu’avec l’évolution de l’activité économique des banques en concurrences puissent proposer des monnaies inconvertibles.

     

    Pour ces auteurs, la question importante est celle de la liberté de choix des utilisateurs de monnaie. Si de fait il ont le choix, alors forcément, ils seront portés vers l’utilisation de bonnes monnaies, vers les monnaies qu’ils estiment les meilleures, ce qui au fond inciterait les producteurs de monnaie eux même à produire de la bonne monnaie. En d’autres termes, ces auteurs considèrent que c’est le jeu de la concurrence lui-même qui donnerait aux billets de banques leurs pouvoirs libératoire. Pour ces auteurs la concurrence monétaire est essentiellement une concurrence par la qualité des monnaie et c’est ce jeu de la concurrence qui au fond désinciterait chaque producteurs à être laxiste. Cette thèse a été plus particulièrement défendue dans la seconde partie des années 70, par Hayeck qui est dans la continuité de Karl Mayer de l’école de vienne mais c’est aussi d’une certaine manière un continuateur des thèses de l’école écossaise, free Banking School. Historiquement ce qui a prédominé c’est non pas la concurrence mais le monopole. Si on regarde bien ce qui ce passe aujourd’hui à l’échelle internationale, que l’on parle du yen, du dollar, du franc suisse, de l’euro etc aucune de ces devise n’est rattachées à l’autre, chacune est certes utilisée dans son territoire légal et aussi très largement à l’étranger.

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    § 2 : Le cas monopolistique.

     

    De fait et de droit déjà à l’époque du billet convertible, on c’était orienté assez nettement vers un système qui privilégie le billet de banque national et cette évolution va s’accentuer avec le billet inconvertible. On peut même dire qu’il y a eu deux évolution parallèle, la première ce passage de la convertibilité vers l’inconvertibilité, puis une centralisation toujours plus grande de l’émission de billet. Les monopoles d’émission se sont étendus aux territoires nationaux de sorte que finalement à la confluence de ces deux évolutions les billets de banques sont devenus des billets d’états, considéré comme des dettes de l’état. Le billet pouvant être assimilé à un bon du trésor un peu particulier, il ne porte pas d’intérêts. Ce monopole d’émission est devenu public, ce monopole est devenu la banque centrale. Le monopole public est là pour garantir le pouvoir d’achat du billet, le monopole public est en quelque sorte censé garantir la limite inférieure. C’est comme cela que les systèmes ont été conçus progressivement. Le danger est que ce monopole peut émettre soit trop peu de billet, soit à l’inverse abondance de billet et ce ne sont pas du tout des hypothèses d’écoles.

     

    On a pallié le manque de billet, par la création de monnaie scripturale.

     

    Le monopole peut aussi émettre abondance de billet, une hyperinflation. Entre ces deux cas extrêmes, il est difficile pour un monopole de gérer la monnaie de manière approprier afin justement de garantir ce pouvoir libératoire ou ce pouvoir d’achat. La marge de manœuvre est très large c’est pourquoi on va entourer l’émission de billet inconvertible d’un certain nombre de précautions.

     

     

     

    Section 2 : les contreparties de l’émission des billets inconvertibles.

     

    Le principe général qui va être retenu est un principe de nature macroéconomique, pour l’exprimer en des termes très généraux ce principe consiste a énoncé que le volume d’émissions des billets doit correspondre aux besoins des pouvoirs publics entre autre. Ce monopole est censé être guidé par le mobile de l’intérêt général. L’application de ce principe peut varier selon les nations.

     

    Article 105 du traité de Maastricht va assigner au monopole de l’émission de billet qui est la banque centrale européenne un objectif bien précis, selon cet article l’objectif principal, est le maintien de la stabilité des prix , mais sous réserves que cette objectifs soit rempli, la banque centrale européenne doit apporter son soutien à d’autre objectifs tels que, la croissance, l’emploi, et la cohésion économique et sociale. Il y a une forme de hiérarchie dans les objectifs, la stabilité des prix est prioritaire. Cela dit, pour atteindre ces objectifs, la banque d’émission ne pourra émettre des billets de banque qu’en contrepartie de certaines opérations bien déterminé et fixées par la loi.

     

     

     

    § 1 : Bilan simplifié d’une banque centrale.

     

    La première catégorie de créance, ce sont les créances sur les restes du monde, détenir des devises étrangères c’est détenir des créances sur le reste du monde. Lorsque la banque reçoit certaines devises, comme le dollar par exemple elle est autorisée à émettre des euros par exemple.

     

    La deuxième catégorie de créances sont des créances que la banque détient sur le trésor public.

     

    Troisièmement créance provenant du refinancement des banques commerciales. Aujourd’hui, ce que nous utilisons le plus couramment dans nos paiements c’est de la monnaie scripturale. Cette monnaie scripturale est créée par les banques commerciales, elles font commerce de crédit. La banque centrale n’est pas une banque commerciale. Ces banques créées de la monnaie scripturale, elles ouvrent des comptes, comptes courant ou compte de dépôts à vue. Imaginons qu’une ou plusieurs entreprises s’adressent aux banques commerciales en demandant des prêts bancaires. Ici la banque commerciale va simplement alimenter le compte courant de l’entreprise, elle va en quelques sorte créer de la monnaie scripturale, admettons 100 euros. Donc 100 de plus de monnaie scripturale veut dire que l’entreprise a un droit de tirage a vue pour une marge supplémentaire de plus. La banque commerciale détient un portefeuille d’effet de commerce. Il y a à la fois création de monnaie scripturale et endettement de l’entreprise par rapport à la banque. Si l’entreprise demande un tel prêt c’est parce qu’elle en a besoin, elle ne va surement pas les mettre de côté car ça lui coûte. Elle va s’en servir, de fait cette monnaie va circuler pour rémunérer d’autres personnes qui ont des comptes en banques. Les dépôts à vue des entreprises vont diminuer mais en même temps se sont les dépôts à vues d’autres agents économiques qui vont augmenter. C’est un jeu d’écriture de compte à compte. Dans les systèmes que nous connaissons les agents économiques utilisent de la monnaie scripturale et des billets de banques. Le problème est justement que nous utilisons les deux monnaies. Mais il y a une préférence du public pour le billet de banque. Nous jugeons plus pratique d’utiliser des billets pour certaines opérations et inversement nous préférons la monnaie scripturale pour d’autres. Nous avons des préférences en termes d’utilisation, qui exprime la commodité que nous avons à utiliser tel instrument plutôt qu’un autre.

     

    La banque commerciale doit se comporter par anticipation.

     

    Il faut faire la distinction entre la notion de distribution du crédit et de financement du crédit.

     

    Le crédit est intégralement distribué par les banques commerciales mais il n’est pas intégralement financer ces banques.

     

    Les banques commerciales ont besoins de liquidité. Les banques commerciales sont obliger de faire le change entre la monnaie qu’elle créer et la monnaie de banque centrale. Mais la banque centrale de fais pas de change.

     

    Tant qu’il y a une forte préférence du public, nous avons une main mise très forte de la banque centrale sur les banques commerciales. C’est dans les années 1960 en France que l’on a enregistré que ce pourcentage baissé de façon difficile pour la banque centrale qui perdait de sa main mise donc on a créer le système des réserves obligatoire. Et par ce système on oblige les banques commerciales a détenir un compte ouvert à la banques centrale et alimenter à raison d’un plancher calculer suivant un taux de réserve obligatoire. Puisque le public, demande proportionnellement moins de monnaie banque centrale alors on va tout de même obliger les banques à ce tourner vers nous en les obligeant à ouvrir un compte.

     

     

     

    § 2 : Les modalités de refinancement bancaires

     

    Il y en a deux :

     

    Escompte : les effets de commerces ont été escomptés une première fois par les banques commerciales. Dans un deuxième temps, ils vont être escomptés une deuxième fois par la banque centrale, et donc c’est pourquoi on parle de réescompte.

     

    Cette technique du réescompte est apparue la première fois. Dans ce cas la banque centrale annonce à l’avance la liste des effets de commerce qu’elle acceptera de mobiliser (en l’occurrence on retrouve là la notion de papier bancable), et aussi le prix qu’elle fera payer aux banques commerciales. Ce prix traditionnellement s’appelle  « le taux de réescompte », mais aussi sous le nom de taux d’escompte de al banque centrale. Dans le langage plus moderne, on parle de taux de base bancaire. Néanmoins, dans le temps, dans la logique de cette modalité de refinancement, ce taux d’escompte de la banque centrale est accompagné de taux de pénalisation : en d’autres termes, ce que la banque affiche, c’est tout un barème de taux, le taux le plus bas étant le taux de réescompte. C’est pourquoi d’ailleurs que dans un langage technique.

     

    L’idée consiste à dire que finalement cette monnaie est artificielle, ces billets de banque sont inconvertibles, mais les banques commerciales en ont besoin pour créer leur propre monnaie, alors on va leur imposer un coût marginal croissant. Cela veut dire en gros que plus les banques commerciales demanderont des billets, plus elles les paieront cher aux banques centrales. Dans ce contexte là, les banques commerciales sont obligées de faire un calcul, car quand elles font du crédit aux entreprises, elles sont en concurrence avec d’autres banques commerciales. En réalité, pour conclure sur ce point, s’agissant de cette modalité de refinancement, le principe de base est que les autorités monétaires ont les pleins pouvoirs. C’est ce qui va donner naissance à la politique de réescompte, qui est une arme de la politique monétaire. Quand les autorités monétaires font de la politique de réescompte, cela veut dire qu’elle modifie tout le barème dans le sens qu’elle souhaite.

     

     

     

    Deuxième modalité : l’intervention de la banque centrale sur le marché monétaire. Là il y a une notion clé qui est celle de marché monétaire. Le marché monétaire est de manière générale le marché des écarts de trésorerie. En réalité, le marché monétaire peut être défini soit de façon restrictive soit de façon extensive.

     

    Le marché monétaire au sens strict est le marché des écarts de trésorerie bancaire. Cela veut dire que chaque jour il y a des banques qui sont en excédent de liquidité. Au même moment, d’autres banques ont des déficits de liquidité, donc des besoins. Ce sont des questions de trésorerie. Le marché monétaire au sens strict, que l’on appelle le marché interbancaire, est le fait que les banques qui sont en excès vont prêter aux banques en déficit. C’est pour cela que le taux le plus bas s’appelle le « taux de l’argent au jour le jour ».

     

    Au sens plus large, les américains parlent « d’open market ». Ici, non seulement sont concernés les écarts de trésorerie bancaires, mais aussi certaines institutions, comme les caisses de retraites, voire des entreprises industrielles qui ont des volants de liquidité importants. Tous ces autres établissements peuvent aussi échanger entre eux des liquidités.

     

     

     

    Tous les jours, va se former un taux, et la banque centrale peut intervenir sur ce marché monétaire aussi bien au sens étroit qu’au sens large en fonction précisément de la liquidité ou des volumes de liquidité qui s’échange sur le marché. La banque centrale peut intervenir sur ce marché monétaire en injectant des liquidités. Le prix qui prévaut est le prix du marché qui se forme à la confrontation de l’offre et de la demande. La seule chose fixée par la banque centrale est la quantité de monnaie qu’elle va injecter.

     

     

     

    La banque centrale communique avec les banques commerciales en disant qu’elles demanderont autant de monnaie qu’elles veulent, mais plus elles en demanderont plus elles paieront cher. Dans l’open market, c’est l’inverse : elle va injecter un certain nombre de monnaie. Cette technique de l’open market va être aussi une arme pour la politique monétaire. Ici, la banque centrale a le choix entre deux stratégies. Elle intervient au coup par coup sur le marché monétaire, c'est-à-dire qu’en fonction des circonstances, elle injecte ou elle retire des liquidités, mais on voit bien que malgré tout même si elle ne fixe pas le prix de la liquidité, la banque centrale néanmoins peut infléchir ce prix.

     

    Ex : si elle estime qu’aujourd’hui le prix de la liquidité sur le marché est trop faible, elle va néanmoins agir sur le marché pour l’infléchir.

     

    La deuxième stratégie, complètement différente, est qu’elle fixe simplement un taux de croissance des liquidités qu’elle injecte sur le marché. Par exemple, elle dira que sur le mois, elle n’injectera pas plus que 3% supplémentaires du volume de liquidité.

     

     

     

    Imaginons que les banques commerciales consentent du crédit et que l’une de ces banques commerciales fasse quelques crédits aventureux. Cela veut dire qu’à un moment donné qu’elle a consenti des crédits pas vraiment fiables. Dans un premier temps, la banque commerciale est alertée. En gros, ses difficultés vont commencer par se répercuter sur sa trésorerie. Elle va alors se tourner vers les autres banques sur le marché interbancaire, pour se faire prêter des liquidités. Si ce n’est pas le cas, cette banque va se tourner vers le marché ouvert en espérant pouvoir trouver les établissements susceptibles de l’aider. Si personne ne peut l’aider, la banque va avoir des difficultés sérieuses, et dans ce cas il ne lui reste plus qu’une chose à faire : à taper à la fenêtre de la banque centrale, pour lui demander des liquidités. Ou bien la banque centrale n’a pas encore atteint son maximum de création monétaire, et alors elle prêtera à notre banque, mais en lui faisant payer relativement cher. Ou la banque centrale a déjà atteint sa limite en quantité, et là elle ne pourra rien faire. La banque aventureuse rentre alors en faillite.

     

     

     

    De fait, la logique de ce système est la faillite bancaire. Le réescompte et l’open market nous font rentrer dans le domaine de la politique monétaire au sens propre du terme. Ce sont les deux instruments fondamentaux de la politique monétaire. En France, si on part de l’après deuxième guerre, pendant très longtemps a prévalu la politique de réescompte. Jusqu’en 1986, c’est la politique de réescompte qui a prévalu, alors que dans d’autres pays, c’est celle d’open market qui a prévalu. Il a été prouvé que la politique d’open market s’est toujours révélée plus efficace en période d’inflation. C’est la raison pour laquelle finalement dans pratiquement tous les pays industrialisés cette politique a fini par s’imposer. Néanmoins, même avec le billet inconvertible, on va se trouver confronté à la fameuse controverse concernant la stratégie des autorités monétaires. Cette controverse va être modernisé et décliné d’une autre façon. Néanmoins, le débat de fond reste le même. Ce sont ces prolongements qui mérité d’être examiné.

     

     

     

    Section 3 : Les prolongements de la controverse entre école de la banque et école de la circulation

     

     

     

    D’un côté la thèse de Ricardo va trouver un prolongement au 20ème siècle à travers l’école des monétariste (école de Chicago), qui a eu pour chef de file Milton Friedman. Il a mis en place un nouveau principe de la circulation.

     

    De l’autre côté, l’école de la banque à trouver dans l’argumentation keynésienne telle que keynes la exprimé dans son ouvrage un prolongement évident, et on peut à ce propos énoncer qu’est présenter en cette occasion un nouveau principe de la banque.

     

     

     

    § 1 le prolongement du principe de la circulation

     

     

     

    Aujourd’hui il y a une école connu scientifiquement sous le nom d’école des monétaristes, ou encore école de Chicago.

     

    MV = PY

     

    Y c’est le PIB en volume et PY c’est en valeur. Il n’y a pas une innovation importante, à l’inverse ce qui est significatif c’est le concept de vitesse de circulation de la monnaie qui est désigné par la lettre V qui est un indice de la rapidité. Ce qu’il faut retenir c’est le fait qu’il y a une relation inverse entre V et la demande de monnaie et cette relation inverse est facile a comprendre plus la monnaie circule vite et moins les gens cherchent à la garder. Plus V augmente plus la demande baisse. Au fond derrière cette notion V se cache nos comportements comme utilisateur de monnaie. Friedman nous dit qu’en fait il y a quelque chose qui est toujours vrai c’est cette expression MP = PY, cela est toujours vrai, ça sera toujours vérifié. La vrai question est celle de savoir si derrière cette formule se cache une relation causale, de cause à effet. C’est ce que prétendait Ricardo, il disait que toute augmentation de M déclenche une augmentation de P et seulement de P.

     

    Friedman dit que cette formule est toujours vrai mais cache t-elle une relation causale si oui laquelle ?

     

    Deux constatations sont faites. A priori tout est possible. Si on a des augmentations de M on pourrait avoir a priori un doublement de P mais on pourrait avoir aussi une diminution par 2 de V. Il faut faire la différence entre la longue période et la courte période. L’évolution de l’activité économique n’est pas linéaire, elle procède par des fluctuations. Cette distinction étant posé, Friedman observe qu’en longue période il y a des augmentations de masse monétaire M, il constate que ces augmentations sont accompagnées d’une augmentation de Y, et de P (prix) et une baisse de la vitesse de circulation de la monnaie V. c’est ad ire que sur la longue période on s’enrichie avec la croissance économique Y, et plus un pays s’enrichie avec la croissance de son PIB, plus ils ont tendance à garder de la monnaie.

     

    En courte période, donc sur une phase du cycle économique, si on regarde la période de prospérité, celle ou Y augmente dans ce cas la il y a aussi une augmentation des prix et de la vitesse de circulation de la monnaie. Mais une forme de paradoxe est relevée, comment se fait-il que ici dans les deux cas nous avons des augmentations de Y ? Dans les deux cas ils sont associés aux augmentations de M et de P mais il y a une différence dans le comportement des utilisateurs de monnaie, une différence par rapport à la demande de monnaie. Friedman va élaborer une théorie pour exprimer la demande de monnaie à l’échelle macroéconomique, il va expliquer une fonction de demande de monnaie. Et alors, pour expliquer cela Friedman va s’appuyer sur la théorie microéconomique, il va prendre en compte un concept important qui est celui de patrimoine des agents économiques et va mettre en relation la demande de monnaie avec le rendement que procure cet ensemble d’actifs et ce rendement il va lui donner un nom c’est le revenu permanent. Pour un individu le revenu permanent est le revenu que celui-ci peut consommer sans perte de richesse. En fait, l’individu que nous supposons a tout moments peut percevoir son revenu permanent mais il peut aussi ne pas le percevoir, il peut percevoir plus comme il peut percevoir moins. Ce revenu transitoire peut être positif ou négatif et de fait ce revenu transitoire positif s’ajoute au revenu permanent et négatif se retire mais il n’est pas prévisible. Quand un individu ménage, entreprise gère sont budget il va le faire de façon rationnelle. Ce concept ayant été précisé alors Friedman va exprimer une fonction de demande de monnaie Md et dit que les agents économiques lorsqu’ils demandent de la monnaie est une fonction (f) du revenu permanent (PY) et donc il dit que cette fonction de demande dépend essentiellement du revenu permanent. D’une certaine façon, cette notion de revenu permanent est valable pour un individu et pour une nation. Lorsqu’en fait on est en courte période et que en particulier en période de prospérité on a des augmentation de Y voire l’économie qui s’emballent, ici ces augmentations de Y sont perçus comme des revenus transitoires positifs. Au contraire sur la longue période, l’évolution moyenne de Y correspondrait à l’évolution du revenu permanent. de fait lorsque l’économie s’emballe que l’on a en quelques sortes des revenus transitoires positifs, alors ici la demande de monnaie va croître moins vite que le PIB, il y a de plus en plus de biens à échanger mais la monnaie circule moins vite. Pour Freidman la demande de monnaie s’explique par le revenu permanent, pour lui c’est la variable clef qui explique la demande de monnaie, il va identifier, paramétrer cette demande de monnaie. Il considère que cette fonction f est une fonction très stable donc on peut véritablement prendre appuis sur elle. On peut la paramétrer, la chiffrer et dire qu’elle est solide en tout temps.

     

    Si cette fonction est stable on peut essayer de prévoir ce que peut être la demande de monnaie pour 2007. Il faut voir ce que sera le revenu permanent en 2007, le taux de croissance, c’est le PIB potentiel.

     

    Supposons qu’à un moment la conjoncture économique s’emballe, le PIB va augmenter plus que sa tendance de longue période et à un certain moment sa ce déclencher l’inflation. Friedman dit que l’essentiel c’est qu’on garde le cap de cette phase.

     

     

     

    Manque cours

     

    § 2 : le prolongement du principe de la banque

     

    Keynes va développer la théorie de la préférence pour la liquidité. Il va essayer d’expliquer aussi le comportement des utilisateurs de monnaie. Ce raisonnement est essentiellement macroéconomique. Il n’y a pas de fondement microéconomique. Cette préférence pour la liquidité des agents économiques

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