• Quel lien entre création monétaire, inflation et chômage ?

    La relation monnaie, inflation et chômage 

     L’inflation désigne l’augmentation durable et généralisée des prix. Elle est mesurée par l’INSEE 

     sur 160.000 produits. C’est un panier de biens représentatifs (confidentiel afin 

     d’éviter que les entreprises posent elle même les prix). 

     

    A – Formes et causes de l’inflation 

    1 – Les différents types d’inflation 

    Ø  L’inflation galopante : elle constitue un taux d’inflation à minimum 2 chiffres (Ex : dans les années 80, l’inflation au Brésil dépassait chaque mois 100%).

    Ø  L’inflation rampante : elle augmente de façon faible mais continue chaque année.

    Ø  L’hyperinflation : c’est une période d’inflation excessivement forte (minimum 3 chiffres), en 1992 lorsque les pays de l’Est ont effectués une transition vers l’économie de marché, il y avait une hausse des prix de 682%

    Ø  La stagflation : c’est une situation ou l’on a une inflation élevée, une croissance faible accompagné d’un chômage fort.


    2 – Différentes causes d’inflation 

    4 causes envisageables :

    Ø  Par le coûts des facteurs de production :

    o    Le cout du facteur travail : cela peut être lié à l’augmentation des salaires à cause des revendications salariales.

    o    Le cout du facteur capital : les produits importés (ex : le pétrole). L’augmentation des taux d’intérêts fait que les prix augmentent.

    Ø  Par la demande : lorsque la demande est supérieure à l’offre.

    Ø  Par la monnaie : les monétaristes expliquent lorsque la création monétaire est plus importante que la production de biens et services, alors il y a inflation.

    Ø  Par les structures du pays : elle est liée a des rigidités, fonctionnement du pays qui va bloquer le système et provoquer l’inflation.

     

    B – L’arbitrage inflation/chômage : la courbe de PHILLIPS 

    1 - Présentation 

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    Il y a un lien contraire entre le salaire proposé aux salariés et le niveau de chômage. Il représente donc la courbe suivante :

    Lorsqu’on est en situation de plein emploi, les salaires ont tendance à augmenter. Il y a une concurrence entre les employeurs pour avoir les meilleurs salariés. A l’inverse, lorsque la main d’œuvre est disponible en masse, les salaires ont tendance à diminuer puisqu’il y a une multitude de salariés disponibles.

    Il a identifié le point de chômage relativement : le taux de chômage pour laquelle les salaires n’augmentent plus.

     

    2 – Influence de la politique économique 

    Sur le long terme, les gouvernements vont être confrontés à une situation de soit d’inflation forte mais chômage assez faible (avec des prix augmentant rapidement) soit d’avoir un chômage fort mais avec une situation d’inflation assez basse.

    Sur le moyen terme, le chômage qui est plutôt structurel peut être réduit par une politique de formation plus adaptée.


    3  Les interprétations de la courbe PHILIPPS 

    A – Samuelson et SOLLOW 

    Dans les années 60, 2 économiques ont proposés une reformulation de cette courbe : Samuelson et SOLLOW. Ils vont donc changer la partie salaire mais avec un taux d’inflation à la place du taux nominal. U0 représentent NAWRU (le taux de chômage assurant l’équilibre).

    Ils sont proches de la théorie keynésienne puisque la solution inflation/chômage passe par un soutien de la demande globale

     

    B – FRIEDMAN : taux de chômage naturel 

    Il existe un taux de chômage naturel : celui vers lequel tend toute l’économie en situation d’équilibre général. Si l’État souhaite faire baisser le chômage en dessous de ce taux naturel, la politique de relance ne sera efficace que sur le court terme.

    Il explique que sur le court terme, les ménages vont être victime de

    « l’illusion monétaire » car grâce aux aides données, les entreprises vont donc embaucher, ce qui va réduire le chômage. Mais sur le long terme, pour compenser ces embauches, les entreprises vont augmenter leurs prix, ce qui va réduire le pouvoir d’achat des ménages, baisse de la consommation et une augmentation du chômage. Ces politiques interventionnistes vont faire monter l’inflation et le chômage va revenir à son taux initial.

    Cette illusion, même sur court terme est incompatible avec le fait que les agents sont rationnels.

     

    C – La politique monétaire et la BCE 

    1 – Les institutions du système européen des banques centrales 

    Le système européen des banques centrales (SEBC) regroupe la BCE + 28 banques centrales nationales. La BCE met en œuvre et coordonne la politique monétaire de la zone euro.

    Le conseil des gouverneurs (qui se réunit tous les 15 jours), composé du Directoire et des 18 gouverneurs des BCN de la zone euro. Ce conseil décide de la politique monétaire de la zone euro. Le Directoire est composé de 6 membres, irrévocables nommés pour 8 ans.

    Le conseil général regroupe les présidents des 28 BCN et le dirigeant de la BCE. Il se réunit 4 fois par an et influe sur les BCN non membres de la zone euro

    Le Conseil ECOFIN (Conseil des ministres des finances de l’UE) et l’Eurogroupe inclus les 18 ministres des finances des pays membres de la zone euro. La BCE transmet ses consignes à la BCN de l’Euroland. La BCE est indépendante.


    2  L’objectif de la politique monétaire 

     Les missions de la BCE :

     Ø  Orientation de la politique monétaire (stabilité des prix)

     Ø  Gestion des opérations de change et des réserves de change

     Ø  Assurer le fonctionnement des systèmes de paiement Les objectifs de la politique monétaire (objectifs finaux) :

     Ø  Limiter le taux d’inflation : <2%

     Ø  Maitriser la croissance des agrégats monétaires

     Ø  Surveiller la croissance de l’agrégat M3 (objectif intermédiaire) Elle dispose de plusieurs moyens opérationnels :

     Ø  Utiliser les taux directeurs comme signaux

     Ø  Taux de refinancement (marché interbancaire)

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